Corrida ou course camarguaise : quelle est la différence ?
La corrida met le taureau à mort face à un seul torero espagnol et la course camarguaise oppose plusieurs raseteurs à un taureau qui reste vivant.
L'essentiel
👉 Dans la corrida, un seul torero affronte le taureau, qui meurt dans l'arène.
👉 Dans la course camarguaise, plusieurs raseteurs tentent de retirer des attributs fixés sur la tête d'un taureau qui ressort vivant et retourne dans sa manade.
👉 Née en Camargue, la course camarguaise est reconnue comme un sport par le Ministère des Sports depuis 1975 en France. La corrida ne l'est pas.
La corrida met le taureau à mort face à un seul torero. La course camarguaise, sport français né en Camargue, oppose plusieurs raseteurs à un taureau qui reste indemne et repart vivant.
Les deux spectacles existent à Arles, parfois dans la même arène, ce qui entretient la confusion.
Voici ce qui les distingue.
👉 Dans la course camarguaise, plusieurs raseteurs tentent de retirer des attributs fixés sur la tête d'un taureau qui ressort vivant et retourne dans sa manade.
👉 Née en Camargue, la course camarguaise est reconnue comme un sport par le Ministère des Sports depuis 1975 en France. La corrida ne l'est pas.
La corrida met le taureau à mort face à un seul torero. La course camarguaise, sport français né en Camargue, oppose plusieurs raseteurs à un taureau qui reste indemne et repart vivant.
Les deux spectacles existent à Arles, parfois dans la même arène, ce qui entretient la confusion.
Voici ce qui les distingue.
Qu'est-ce qu'une corrida ?
La corrida oppose un torero, seul, à un taureau de combat.
Le combat se termine par la mise à mort de l'animal, en public, selon un rituel codifié hérité d'Espagne, importé en France au XIXe siècle. Le torero porte l'habit de lumière, un costume brodé sans rapport avec la tenue blanche du raseteur camarguais.
Les taureaux de combat appartiennent à des races espagnoles élevées spécifiquement pour l'arène, distinctes du taureau de Camargue.
Le combat se termine par la mise à mort de l'animal, en public, selon un rituel codifié hérité d'Espagne, importé en France au XIXe siècle. Le torero porte l'habit de lumière, un costume brodé sans rapport avec la tenue blanche du raseteur camarguais.
Les taureaux de combat appartiennent à des races espagnoles élevées spécifiquement pour l'arène, distinctes du taureau de Camargue.
Qu'est-ce qu'une course camarguaise ?
La course camarguaise, aussi appelée course à la cocarde, oppose plusieurs raseteurs à un même taureau, appelé cocardier ou biòu. Vêtus de blanc, les raseteurs tentent d'arracher, à l'aide d'un crochet métallique tenu dans la main, des attributs primés fixés entre les cornes de l'animal : une cocarde rouge, puis deux glands blancs, puis deux ficelles. Un tourneur assiste chaque raseteur en attirant l'attention du taureau pour faciliter son passage, un geste appelé raset.
Le cocardier appartient à la race Camargue, une race bovine élevée en semi-liberté dans les manades du delta du Rhône, réputée pour sa vivacité plus que pour sa masse. Avant la course, les gardians à cheval conduisent les taureaux depuis les prés jusqu'aux arènes lors de l'abrivado, un cortège qui est devenu un spectacle à part entière.
Au retour, le même trajet en sens inverse s'appelle le bandido.
Le cocardier appartient à la race Camargue, une race bovine élevée en semi-liberté dans les manades du delta du Rhône, réputée pour sa vivacité plus que pour sa masse. Avant la course, les gardians à cheval conduisent les taureaux depuis les prés jusqu'aux arènes lors de l'abrivado, un cortège qui est devenu un spectacle à part entière.
Au retour, le même trajet en sens inverse s'appelle le bandido.
Le taureau meurt-il dans une course camarguaise ?
Non. C'est la différence la plus nette avec la corrida. Le cocardier ressort toujours vivant et regagne sa manade après la course.
Certains taureaux deviennent même de véritables vedettes locales, avec une carrière qui peut durer plus de quinze ans : le plus célèbre reste Goya, surnommé le Seigneur de Provence, à qui une exposition a été consacrée à Beaucaire.
Certains taureaux deviennent même de véritables vedettes locales, avec une carrière qui peut durer plus de quinze ans : le plus célèbre reste Goya, surnommé le Seigneur de Provence, à qui une exposition a été consacrée à Beaucaire.
Pourquoi la course camarguaise est reconnue comme un sport ?
La course camarguaise est reconnue discipline sportive par le Ministère des Sports depuis 1975, et administrée depuis par la Fédération française de la course camarguaise (FFCC), basée à Nîmes.
Elle organise trois trophées : le Trophée des As, le Trophée des Raseteurs et le Trophée de l'Avenir. Les jeunes raseteurs se forment dans des écoles taurines avant de passer professionnels.
La corrida, elle, n'a jamais eu ce statut sportif : elle reste classée comme spectacle, pas comme compétition.
Elle organise trois trophées : le Trophée des As, le Trophée des Raseteurs et le Trophée de l'Avenir. Les jeunes raseteurs se forment dans des écoles taurines avant de passer professionnels.
La corrida, elle, n'a jamais eu ce statut sportif : elle reste classée comme spectacle, pas comme compétition.
Pourquoi la corrida est autorisée à Arles alors qu'elle est interdite ailleurs en France ?
La loi française interdit les actes de cruauté envers les animaux, mais prévoit une exception pour les régions où une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Les tribunaux ont confirmé à plusieurs reprises qu'Arles fait partie de ces territoires, aux côtés de Nîmes (dans les arènes de Nîmes) ou de Béziers.
C'est cette exception, et elle seule, qui rend la corrida légale dans l'arc allant de la Camargue au Pays basque. La course camarguaise, elle, n'a jamais eu besoin de cette exception puisqu'aucun animal n'y est tué.
C'est cette exception, et elle seule, qui rend la corrida légale dans l'arc allant de la Camargue au Pays basque. La course camarguaise, elle, n'a jamais eu besoin de cette exception puisqu'aucun animal n'y est tué.
Corrida et course camarguaise à Arles, où et quand les voir ?
Les deux spectacles se déroulent aux arènes romaines d'Arles, devenues arène taurine en 1830.
C'est notamment le cas pendant la Feria d'Arles, qui programme chaque année une corrida et une course camarguaise dans le même week-end, à quelques heures d'intervalle.
C'est notamment le cas pendant la Feria d'Arles, qui programme chaque année une corrida et une course camarguaise dans le même week-end, à quelques heures d'intervalle.